Les troubles du langage que l’on peut rencontrer en classe

Les troubles du langage sont nombreux et variés et seule une connaissance suffisante de leurs origines et de leurs manifestations pourrait permettre une prise en charge cohérente, efficace et adaptée. Si l’objectif global est de remédier aux troubles du langage, il ne faut pas oublier que l’apprentissage du langage (oral / écrit) est un tout qui doit s’intégrer dans un projet de vie pour l’enfant. Dans tous les cas, il faut chercher à développer la fonction du langage pour en faire un instrument de la pensée et un moyen efficace de l’expression et de la communication. Sans envie de communiquer, sans capacité de s’exprimer, l’enfant n’aura pas une grande possibilité d’intégration sociale. 1)- Le bégaiement : c’est un trouble de la production orale, caractérisé par l’impuissance à émettre certains sons ou à enchainer les mots en l’absence de toute paralysie. Plus fréquent chez les garçons que chez les filles, le bégaiement est souvent accompagné de trouble d’ordre respiratoire, moteur (grimaces, contorsions de la tête pendant l’élocution) et neurovégétatif (rougeur, sueur..). Apparaissant entre 03 et 07 ans, le bégaiement augmente si on y fait attention, il disparait au contraire avec le chant. Une rééducation douce par un orthophoniste peut le guérir et apporter des améliorations, les meilleurs résultats sont obtenus avant 7 ans. Jamais le bégaiement ne doit susciter de raillerie, ni de colère qui ne font que l’empirer. L’enfant bègue est souvent anxieux, hyperémotif . Dans ce cas, une psychothérapie pourrait être associée au traitement. 2)- la dyslexie :
C’est le trouble de l’acquisition normale de la lecture. Habituellement, un enfant de six ans apprend à lire sans grande difficulté, mais plusieurs écoliers intelligents n’y parviennent pas.
Les dyslexiques sont sains d’esprits, normalement doués, ne présentent aucune déficience sensorielle ou motrice. Ils n’arrivent pas malgré leurs efforts et ceux des maitres à accéder à l’écriture. Ile inversent les syllabes (caramade pour camarade) ou les phrases jusqu’à les rendre méconnaissables :
Exemple : demainlen, le chambu emema ses fanzants.
Le lendemain, le bucheron emmena ses enfants.
Mauvais en lecture et en orthographe, ils se découragent et deviennent de mauvais élèves jusqu’à l’échec. Quelques conseils pour l’adaptation pédagogique :
1- La motivation de l’élève atteint d’un trouble passe par l’organisation de la classe. Ainsi, l’enseignant doit favoriser le calme, le silence et l’écoute, créer un climat de confiance. Il faut faire découvrir à l’élève ses domaines de compétences et les valoriser face à ces camarades.

  • Il faut organiser les informations au tableau et faire ressortir l’essentiel en utilisant des couleurs.
  • Il faut placer l’élève atteint à coté d’un élève calme et le centrer par rapport au tableau.
    2- Pour une bonne évaluation du travail en classe, il ne faut pas sanctionner l’orthographe que lorsqu’il s’agit d’un pré-requis.
  • Il faut envisager une évaluation à l’oral en cas d’échec à l’écrit.
  • Il faut lire les consignes à haute voix et de s’assurer de la bonne compréhension des questions.
  • Il ne faut pas faire lire l’élève à haute voix sans préparation et autoriser la lecture avec un outil pour suivre les lignes.
    3- La prise en charge de l’élève passe par l’instauration d’une relation de confiance réciproque avec la famille pour maintenir une cohérence des apprentissages.

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